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#WomenSupportWomen Nous, pour le meilleur ou pour le pire ?

 « Oui, je te prends comme légitime époux, pour le meilleur et pour le pire; devant Dieu et devant nos familles et amis, je fais la promesse solennelle de t'aimer, de te chérir et de t'être fidèle dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la peine, jusqu'à ce que la mort nous sépare. » à ces vœux devraient s’ajouter « mais il serait dommage que ce soit TOI qui me donne la mort ». 

Depuis quelques semaines, ces dames sortent une photo N&B, avec le hashtag #WomenSupportWomen . Loin de moi de vouloir critiquer à tort, ni même de porter un jugement dessus. Ce qui me désolerai, c’est de savoir que certaines le font, sans même en savoir le fond. La violence conjugale, violence domestique, violence basée sur le genre, ou qu’importe comment on l’appelle, est un fléau qui ronge notre société, et qui reste aujourd’hui un phénomène passé sous silence. Il n’est jamais facile d’en parler, et pourtant, il le faut. Pour ceux.elles qui ne l’ont pas vécu, il est toujours facile de lancer la pierre et d’en vouloir « Si j’étais elle, je ne me laisserai pas faire », « Elle est folle de rester avec lui, alors qu’il lui fait ça » « Non, mais pourquoi elle est encore là, il suffit de faire ses bagages et se barrer » … Oui, il est facile de sortir ce genre de propos quand on n’y est pas. Il est aussi facile de suivre la vague des réseaux sociaux. Je réitère, je n’ai rien contre cette solidarité, encore faut-il qu’elle soit vraie. Et au-delà des belles photos que l’on publie ici, je préférerais aussi que nous agissions. Oui, plus que le hashtag, nous pouvons parler, et surtout dénoncer. Quelque part, une de nous, une de nos proches, une de nos connaissances, une voisine, une copine pourrait être victime de cette violence. Plus que jamais, elles ont besoin de nous, que nous parlions à leur place, quand elle-même elles ne peuvent le faire. Et rappelons nous, il y a plus de violences que l’on ne le pense. Elle n’est pas que physique. Cette dernière est sûrement la plus flagrante. Mais il y en a bien plus, et qui laissent aussi des cicatrices bien plus profondes parfois : La violence verbale, La violence psychologique (morale), La violence sexuelle, et La violence économique. Autant de violences subies chaque jour, et qui finissent par tuer à petit feu, et qui peut aussi tuer à l’intérieur.

Ne laissez pas la violence s'installer.jpg

Durant ce confinement, les cas se multiplient, et les victimes sont multipliées, aussi bien dans le monde, mais aussi à MADAGASCAR. Selon les dernières études de l’UNFPA à Madagascar, les violences ont considérablement augmentées durant les 4 mois. Sur l’échantillon ayant participé à l’enquête (en ligne, donc adressée aux personnes ayant accès à internet et aux réseaux sociaux), 46% trouvent que la crise de Covid19 a provoqué un comportement agressif au sein de la famille, dont 79, 5% de violences psychologiques, 10% de violence sexuelles, et 31% de violences économiques. Alors, oui, #WomenSupportWomen mais surtout, agissons, osons parler. Le signaler est déjà une grande action. Ci-après des numéros verts si nous avons des cas, des suspicions de cas dans notre entourage :

• 813 : Brigade féminine de proximité

• 147 : Violence au foyer

• 034 05 703 73 : police centrale de Tsaralalàna .

Dénoncer, c’est les sauver.

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