27.07.2011

Sad, Bad...

 

Ce soir, contrairement aux autres soirs, je ne me sens pas du tout d’humeur à rigoler, ni même à faire marrer. Je suis plus d’humeur à gueuler (sur n’importe qui) et à me cogner (heuu… pas sur n’importe quoi par contre). Là ce soir, j’aurai voulu jouer le rôle du méchant dans « le massacre à la tronçonneuse », ou dans « Hannibal » ou tiens, tenir le rôle d’un serial killer. Oui, j’aurai voulu être le méchant, pour changer un peu de ce que je suis vraiment.

Un jeu de rôle qui pourrait être amusant non !!?? bah oui, pour une fois, ben je ferai mal comme les gens me font mal. Je trahirai comme les gens me trahissent, je haïrai, comme les autres me haïssent, je mentirai comme les autres me mentent, je traquerai, comme ces cons me traquent… oui, je l’avais dit, ce soir je suis d’une humeur massacrante.

Mais non, bien sûr je ne le ferais pas. Non parce que je suis moi, celle qui est câline, celle qui est gentille, celle qui est consciencieuse et qui excuse bien souvent, celle à qui ont fait des coups vaches, mais chez qui ont se repent quand même.  Alors, je vais garder mon rôle de celle qui se fait avoir à tout bout de champ, car à la fin, les gentils prennent toujours le dessus sur les méchants !!!

27.04.2011

Un jour, puis deux, puis.. toujours

Ce matin, je me suis levée (du pied droit je crois) et comme d'habitude je me suis regardée dans la glace (hooouuuuaaaaa) l'horreur ! Cheveux tout ébouriffés, les yeux bouffis, une mine d'enterrement, un pyjama de travers (hi hi hi, j'avais trop sommeil) bref, rien de beau à voir. Je me suis faite une peur. Alors je ne suis pas restée longtemps devant cette image trop moche de moi-même , je me suis vite mise sous la douche et me suis pomponnée comme une ... rien au fait, j'ai juste fait le nécessaire pour garder un minimum d'estime sur ma personne. Après une bonne fraîcheur et une bonne senteur, go to the bedroom again, un petit tour dans ma petite buanderie, et là, je bloque : zut, je ne sais même pas quoi mettre pour au moins paraître présentable. Hé oui, j'ai encore oublié de préparer ma tenue pour ce matin alors qu'hier soir, et celui d'avant, et celui d'avant aussi et encore celui d'avant, ... je me suis dite que je ferai au moins l'effort de faire ça. Mais non, je ne fais que me le dire finalement. Tout compte fait je ne suis vraiment pas de celles qui se préparent à fond la veille. Et pourtant aussi, même si je ne fait pas partie de la belle gent féminine qui met presque 2 heures pour être au point, je me rends compte que je sèche lamentablement sur le thème : « s'habiller le matin ». Alors je sors tout mon bric-à-brac je lance un pantalon à gauche, puis l'autre à droite, un autre sur le lit, et c'est la même chose avec les chemises, les hauts, le sweat. J'enfile vite fait les tenues qui me semblent les plus correctes et les plus assorties et hop, le tour est joué.

silhouette_epaulettes.jpg

 Je me précipite pour prendre un morceau de tartine, à peine le temps d'avaler une gorgée de chocolat chaud, et aaïïee, en plus il est brûlant ! Je file, je saute dans le car du personnel, et voilà. A peine si je reste 10 minutes assise et hop ! je descends et c'est partit pour près de 15 heures de boulot... et ding dong ! ouff enfin l'heure de rentrer , mais ce n'est pas non plus une partie de plaisir. C'est à ce moment de la journée que tu n'as vraiment pas envie de courir et pourtant, non seulement on court après les transports en commun mais en plus on joue à la mêlée et c'est pas fini, les embouteillages commencent, la radio du bus qui envoi des morceaux à te tordre la tête à fond la caisse, le receveur t'énerve parce qu'il ne t'as pas rendu ta monnaies...
Après près de 45 minutes de galère me voilà enfin à la maison. Home sweet Home ! Mais, surprise, ma chambre ressemble à un bordel foutoir !!!! j'avais complètement oublié que j'avais lancé mes fringues par-ci et par – là ce matin. Le temps que je fasse mine de ranger tout ça, c'est l'heure du dîner, ensuite pas le temps de me mater un bon film comme la plupart des gens, et je suis trop claquée pour lire un bon bouquin. Vers 23 heures, je me couche.
Et dodo !
RRRRRRRRonnnnnnfffffffffffllllllllllll rrrrrrrooooooonnnnnnnnffffllllll
Triiinnng !

chambre de titeuf.jpg


« Demain » est arrivé, et comme je n'ai toujours pas préparé ma tenue hier soir, c'est le même film qui revient...

31.08.2010

Lethal In Live , Peut mieux faire...

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« Metal in life, Lethal in Live ». Telle a été l'intiltulé du concert qui s'est tenu au théâtre municipal Isotry samedi dernier. Un événement, qui d'après ces quelques mots, devait promettre. Quatre groupes à l'affiche, Sahedena, Eternely, Mania et Iniah. Quelques noms déjà connus, mais avec de nouveaux éléments et une nouvelle formation quand même.

Depuis que rock est rock à Madagascar, les groupes et le public devaient très souvent, pour ne pas dire tout le temps, faire face et supporter les imperfections sonores. Samedi, le rock n'a donc pas failli à sa réputation. Dès le départ, la fausse note a été marquée par un retard considérable. Devant commencer a 14h30, le concert a accusé une bonne heure de retard. Et , comme les groupes ont mis autant de temps à monter sur scene, on s'attandait au moins à du bon son. Ce qui n'en était rien. A 15h35, le 1er groupe fait son apparition, mais semble -t-il, c'est encore l'heure de la balance, test de guitare à gauche, essai des effets à droite, coup de baguettes par-ci par là... une bonne quinzaine de minutes , avant que les premières vrai notes d'un vrai morceau ne retentissent.

Mais là encore, entre chaque titre, un appel au micro « retour batterie s'il vous plait », « montez le son de la guitare », , « reglez le son de la basse », « les riffs sont inaudibles », le micro du lead vocal n'est pas des meilleurs... et ainsi de suite.

Jusque là, on aurait pu croire que le 1er groupe aura donc été un cobaye pour le chek sound. Mais , comme à chaque fois également, changement de groupe équivaut à changement de son, et de réglage. 10 minutes de plus pour installer les nouvelles guitares, regler le son, se mettre bien en position. Ça démarre plutot bien pour cette deuxième formation, mais dame imperfection n'est jamais bien loin. Voilà l'ampli de l'une des guitares qui lache, que des hommes, en combinaison, et avec une lampe torche parcours la scene, on ne sait trop pour quoi, pour qui, pour aller où... au beau milieu d'un morceau, la fiche d'une des guitares se débranche, et voilà un jeune homme qui continue à jouer ses notes, comme si de rien n'était, ne se rendant compte de rien... Bref, ç'aurait pu faire le best off d'une vidéo gag. Les autres groupes ont eu , eux aussi leurs lots de réglages de sons, et quelques petites retouches à gauches et à droites, des minutes interminables à trouver le bon son. entre les larsens, les amplis qui lachent, les guitares quasiment inaudibles au moment des riffs et des solos, l'énervement a bien eu le temps de s'installer aussi!!!! et dans tout cela, bien évidemment, les lumières médiocres et presques inutiles.

Le rock, particulièrement le métal, est une musique marginélisée, et très souvent montrée du doigt, et ce , pour diverses raisons. Mais quand les prestations ressemblent le plus souvent à cela, il y a vraiment de quoi. Alors, « Lethal in Live » a été une occasion de dire que le métal n'est pas mort, mais a juste fait silence. De notre coté, on aurait préféré un silence plus constructif, mais au lieu de cela, les imperfections se sont cumulées. Alors oui, le métal n'est pas mort, mais il survit, et pire, il ne s'est jamais amélioré depuis. Franchement, après tant d'années, la mention serait:«Décevant, Peut mieux faire »

22.09.2009

Montaigu et Capulet

Il y a quelques années, j'ai fait la connaissance d'un gars. Il était beau, intelligent, gentil, attentionné, marrant, et tout ce qu'on veut! Et à ce que j'ai pu comprendre c'est une personne de bonne famille. On a sympathisé, puis un peu plus... plus d'affinité. Plus les jours passaient, plus on s'est rapproché, et je commençai à me dire qu'il y avait quelque chose qui clochait. Ça ne pouvait pas être vrai, c'était un peu trop parfait.

J'ai alors commencé à me poser des questions et avoir quelques doutes: il était peut-être marié. Ou du moins il avait quelqu'un dans sa vie? Quelques jours après, j'ai eu la réponse à ma première question. Il m'a emmené chez lui (NDLR: dans la maison de ses parents) et je découvre que non, il n'est apparemment pas en couple.

Je me suis alors posée une autre question: il va partir alors? Quelques temps après, voilà qu'on aborde la question: il a fini ses études, il reprend les affaires de ses parents, et m'emmène sur un chantier: celui de sa future boite! Donc, non, il ne va pas non plus partir.

J'me suis alors dite: c'est vraiment pas possible. Alors , peut-être qu'il est plus âgé que moi, enfin, beaucoup PLUS AGE? Et une fois, nous avons parlé de la famille. Et je découvre que non, pas tant que ça! C'est l'ainé de 3 enfants, nous avons un écart de 5 ans, Maximum . Ce qui n'est pas aussi flagrant et aussi grand.

Qu'est ce qui n'allait donc pas? Plus le temps avançait, plus cette question m'obsédais. Et j'ai fini par me dire: et si finalement, c'est carrément notre relation qui n'allait pas? Et si c'était juste moi qui me faisais un film sur ce que nous partagions? … Et pourtant, à en croire nos conversations, nos journées, nos rires et nos moments passés ensemble, ce ne pouvait être le cas.

Au bout, j'ai fini par me dire que je faisais une psychose. J'ai donc décidé d'arrêter de fouiner , et de vivre notre relation comme elle venait. D'ailleurs pourquoi n'aurais-je pas droit à une « belle histoire » , aussi incroyable puisse-t-elle être.

À peine ai-je pris cette décision donc, que je passe une belle journée avec mon Jules. Il m'a raconté son calvaire de la veille, qu'il n'était pas au top de sa forme, et qu'il avait des problèmes familiaux à régler. En bonne copine que je suis, je lui ai conseillé de rentrer, et de prendre tout le temps qu'il lui fallait pour tout arranger.

roméo et juliette.jpg

Voilà comment j'en suis arrivée à sortir avec des amis. « une soirée potes » Devant un bon plat, dans un bon resto, en de bonne compagnie. Dans la place, le gérant a décidé de mettre la télé sur la chaine qui passait les infos. Fourchette en main, bouche bée , Mes yeux se sont écarquillés quand CE sujet est passé. Excitée par l'étonnement, je n'ai pas pu m'empêcher de poser la question: qu'est ce que mon gars fout à la télé? Qu'est – il arrivé? Ou que va-t-il se passer? D'un sourire malicieux, une amie a sortie: « mais c'est le fils des Montaigu!!! hier, ils se sont fait attaqués! »

Je n'ai pas réalisé sur le coup, et j'ai pouffé de rire, mais en une fraction de seconde , mon château de carte s'est écroulé!

Le fils des Montaigu? Et moi qui suis la Fille des Capulet!!!??? qu'adviendra-t-il de ce que nous avons jusqu'ici partagé. Savait-il au moins que nous étions les pires ennemis? Enfin, que nos familles se sont jurées rivalité à vie?

Depuis, je n'ai plus su comment lui parler. Je ne savais pas quand, comment où? Et aussi, si je devais lui annoncer, que désormais, ce ne serait plus possible, car nous étions … politiquement incompatible !!!

Incompatibilité dans une relation , ce n'est pas un fait nouveau. Depuis la nuit des temps, depuis que les camps, les dynasties et autres classifications existent, ces mauvaises combinaisons de couples existent.

Et comme dans l'histoire de Shakespeare, la finalité reste la même: la mort. Certes, pas forcément dans son sens propre, mais il est clair qu'il y a toujours quelque chose qui disparait. Il se peut que ce soit l'espoir, il se peut que se soit la joie de vivre, le rêve, la confiance en soi, et parfois, la vie . C'est peut-être dingue, mais c'est possible. Pour notre part, l'espoir a commencé a me fuir, puis mon amour a pris le large, se transformant en affection, prenant ensuite la couleur d'une simple amitié et pour finir en simple souvenir!!!

Ce fut la mort d'une histoire qui aurait pu mieux finir

 

JKS

septembre 2009

23.07.2009

Mieux vaut la Médiocrité que le néant?

 

Le commun des mortels dit souvent « Ka io ary no misy , inona no atao? » traduction littérale "c'est tout ce qu'il y a , que peut-on faire de plus?

Et c'est une des reflexions que je ne supporte pas entendre de la bouche d'un humain! Mais il y a pire, un « bon malgache » ne cessera jamais de dire «Tsy mora moa ny manao zavatra ka dia ...» (littéralement aussi: Il n'est jamais facile de faire quelque chose, donc...). Un avis personnel me fait dire que cette attitude cache une grande irresponsabilité, car derrière ces mots se trouve toujours une excuse. Une excuse de n'avoir pas réussi un événement, une excuse de n'avoir pas réalisé son projet, une excuse d'avoir commis des erreurs...

Un Homme (ou Femme) qui se respecte avouerait pourtant ses erreures et en assumerait les conséquences. Agir en Grand Homme c'est se construire et s'améliorer après ses erreures. Un commun des mortels par contre mettrait les fautes sur le dos « des évenements » ou de quelqu'un d'autre parce que « Tsy mora ny manao zavatra », Comprendre donc: ne me blamez-pas.

C'est surtout ce genre d'attitude qui me révolte dans les productions artistiques de notre beau et cher pays. Je me limiterais à ce domaine car ma petite vie a fait que je sois confrontée à ce monde.

Parlons des productions de « Films » locaux. Parlons de fond et de formes:

Fond: si ce ne sont des plagiats, ce sont des histoires vides, des idées frivoles et parfois tirées par les cheveux. Jusqu'à ce jour, je n'ai vu aucune production (long metrage) qui en vaille la peine que l'on médite ou que l'on apporte reflexion. Des histoires faciles et sans intérêt pour un réel cinéphile. Dans les 5premières minutes du film, on sait comment ça va se terminer. Le reste n'est qu'illustration et ... remplissage?!

Forme: hhhhhhaaaa!!! à l'aide! Mais c'est quoi ces erreures de raccords, ces scènes illogiques, ces plans bizzares, ces conversations.... pire que théâtrale (non pas que je n'aime pas le théâtre au contraire mais dans un film, .... ça laisse à désirer), ces lumières non maitrisées, ces plans de coupe, ce son mais alors là tout droit sortit d'un studio à 2balles.... bref!! mais qu'est ce que c'est!!!!

Milles et une raisons qui font que devant un film local, au lieu de me divertir et de me relaxer, je m'énerve et je suis frustrée! Il n'y a pas une seule production devant laquelelle je sois « volontairement » restée jusqu'à la fin!

Tant qu'à copier, pourquoi ne pas copier la façon de travailler des étrangers? Ce n'est pas pour rien que l'on appelle: l'industrie de la cinématographie! C'est une INDUSTRIE!!!! je ne sais pas si c'est par frivolité d'esprit qu'il y a ce qu'on appelle un scénariste, un metteur en scene, un producteur, un ingénieur lumière, un régisseur, un disingeur, un styliste, un technicien de son, un directeur de casting, un.... et j'en passe. Et pas n'importe qui s'il vous plait! Une personne callée en la matière! Mais pas un autoproclamé Producteur ou directeur de casting, ni même ingénieur de son!!!

Je sens la réponse : faute de moyens! Mais qui dit qu'on a forcément beaucoup de moyen pour écrire une bonne histoire, il suffit d'un peu d'imagination et de créativité. Qui dit qu'il faut de gros moyens pour filmer? Il suffit de bonne base de prises d'image et une maitrise des outils et le tour est joué. Qui dit qu'il faut quoi pour avoir un bon produit, il suffit d'avoir de bons monteurs, des superviseurs attentionnés et un producteur à cheval sur tout! En tout il suffit de réelle bonne volonté de s'améliorer!

Bref, l'adage dit mieux vaut être seule que mal accompagné, je l'adopterai bien dans ce genre de situation. Moi j'aurait préféré le néant que la médiocrité!

Mais mes chers compatriotes semblent ne pas être de mon avis, finalement, tout ceci n'aura donc servi qu'à me marteller les doigts, des minutes durant, mais au moins j'ai pu évoquer mon avis !!!

enfin, il y a au moins, a qui tout ceci fera sourire!

 

JKS

2008