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Et patati et patata - Page 6

  • Organisateurs evenementiels

     

    Comme un herboriste n'est pas un pharmacien, un chauffeur ne peut pas s'improviser pilote d'avion. Il en est de même pour les autres domaines. Comme « chaque chose a sa place » à chacun son métier également.

    Le monde entreuprenarial est un monde très compliqué, nul ne pourrait affirmer le contraire. Organiser un événement, c'est ce qu'il y a de plus difficile à cerner. Pire quand il y a des artistes en question. Mais il y a des personnes que l'on appelle « ornaginsateurs d'événements », qui ont des agences spécialisées et professionnelles qui prennent en main ce volet . Ne se déclarent pas organisateurs événementiels tous ceux qui ont un bureau, quelques paperasses, une imprimante d'affiche A3. De même n'est pas une sono, celui qui a un clavier, un ampli et 2 façades!

    Récemment s'est tenu un évènement qui, dans son concept devait être une grende première et un grand évènement. Mais il n'en était rien finalement, et pour cause, cette négligence de la partie logistique et organisationnelle du projet.

    Une dizaine de stands ont été dressés, tenus pour la plupart, par des organismes internationaux ou des ONG de renom, ou encore d'autres acteurs économiques et écologiques nationaux. Certes, ce fut un beau panel de noms, mais l'événement a manqué à sa renom! La scene improvisée au mileu d'une cour, instruments incomplets, amplification à moitié installée, sonorisation qui laisse à désirer, régie mal organisée, bref tout un tas de détails qui ont fait de ces journées , des journées mémorables de bêtises et de mal organisation.

    A trop vouloir grignoter sur ceci et cela, voilà que cela fait de l'ombre à tout l'événement. Malgré le fait que ce soit une bonne initiative, l'amateurisme de l'organisation a terni son image. La leçon qui peut en être tirée, c'est qu'il y a des gens qui sont fait pour chercher et tenir leur stand et il y des tecnhiciens qui sont fait pour organiser, coordoner, régir et veiller au bon déroulement de ces événements. Alors, à chacun son rôle car à trop vouloir jouer au médecin , l'on fini par tuer les patients et attirer le mépris et la haine de leurs familles!!!

  • L'Imby, avance lentement mais sûrement...

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    On peut ne pas aimer le rock, mais on ne peut pas l'ignorer, ou du moins apprendre a l'écouter. C'est le but d'une nouvelle formation qui a vue le jour il y a de cela quelques mois. “Apprendre aux gens à aimer la musique, à travers le rock”, c'est en ces mots que s'est exprimé Jérémia, Lead Guitare du groupe L'IMBY. Un nom peu commun, mais à retenir.

     

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    L'IMBY, avec Toky au micro, Jedith au clavier, Matsoutsou à la batterie, Rado pour manier la guitare bass, Jérémia , lead solo et rythmique, et une autre guitare rythmique vient orner l'ensemble, avec Dadazaka. C'est un groupe qui s'est formé il y a quelques années qui évolue dans un genre, encore peu commun a Madagascar: Le Power metal. Une sonorité proche de la musique de Helloween, et du style vocal de Bruce Dickinson de Iron Maiden (Pour les références). Bien que se connaissant depuis des années, la formation n'a fait jusque là que travailler leur musique dans les studios. Elle n'a entamée la prise de son que vers le début de cette année. Depuis le mois de juin, le groupe a sorti 3 titres “Fahafahana” peu avant la fête nationale, pour marquer sa volonté de faire connaître son opinion sur les relations que devraient avoir les Malgaches, et leur rappeler également que la victoire de la liberté doit profiter a tout le monde. Coté musicale, dès ses premières notes, la guitare donne son ton. Très rythmée, la batterie met également l'oreille a l'épreuve. Riche en technique et en créativité, "Fahafahana" deçoit cependant quelque peu coté prestation vocale. Pour une musique dite dure, la sonorité vocale décale un peu de la musique. L'ensemble n'est certes pas désagréable, car c'est un titre plus joué, que chanté. Quelques semaines plus tard "vintsy" est sorti. Un titre qui commence calmement sous les notes du clavier, puis progressivement rentre dans le jeu d'échanges et de relais d'instrumental. C'est un morceau qui définit surtout cette capacité de relayer ou de mélanger harmonieusement calme et rythme.

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    Aujourd'hui , le groupe sort "ilay sangany", ce sont là, trois titres qui divergent, mais qui restent fidèles à la définition donnée par les membres du groupe, et montrent les capacités techniques des musiciens, ainsi que la volonté du jeune Toky à se diversifier dans les genres. <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

    Le projet de sortir un album est déjà en cours, mais le travail reste d'une longue halaine. Le groupe attend également d'être bien rodé, avant de s'aventurer sur de grandes scenes , mais prône déjà quelques petites apparitions dans des petites salles.

    Avec une musique très mélodique, parfois agressive, mais au final agréablement harmonieux, la musique du groupe s'apprend effectivement à être écoutée. Le but de la formation est d'ailleurs de vulgariser ce genre. De ne plus se limiter à un public averti et de casser cette image “renfermée et privée” du métal.

  • Jérémia, l'art au bout des doigts

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    Un beau visage, une belle forme, un beau charisme , et dans tout cela, une tête bien remplie. Jérémia Jonathan Lazasoa Rasolofondraibe, a depuis son enfance baigné dans l'art. Très jeune, il prends déjà son crayon et dessine quelques esquisses ici et là, et a 20 ans il décide de prendre des cours de dessin au CGM anlakely. Depuis, il a développé lui même son oeil artistique et expose ses oeuvres dans les cafés et restaurants. Bien que passionné, il n'a cependant jamais fait d'exposition en solo, mais s'est souvent associé à d'autres artistes dans des collectifs.

    Conscient de son potentiel pourtant, Jérémia exploite ses talents sous d'autres formes et à une échelle plus grande, et plus commerciale aussi. Il a integré depuis 2008 la boite NovoCom Ogilvy et devient graphiste pour des planches publicitaires.

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    A coté de sa passion pour le dessin , Jérémia a également la musique dans le sang. Il commence par quelques notes en 1999, et fini par prendre des cours chez Tovo Andrianandraina. Mais il a plus un penchant pour la musique rock, et décide ainsi de quitter les cours pour apprendre de lui même. Totalement autodidacte, il crée le groupe « L'Imby » en 2009, avec quelques jeunes de son entourage, et y tient la place du lead guitare. Aujourd'hui, ces 3 guitares éléctriques et ses 2 guitares seches sont ses plus précieuses confidantes, et son crayon son fidèle gagne pain. Jérémia est ainsi la preuve que belle gueule ne rime pas forcément avec tête vide.

     

  • Art et culture du beau

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    « Le goût est dans la nature, et c'est comme les couleurs, ça ne se discute pas ». Certes, mais il est quand même une notion commune du Beau. Est « Beau » « ce qui plaît universellement et sans concept » ou encore « la forme de finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation de fin »(Kant). Et l'art est souvent le moyen le plus approprié et le plus utilisé pour représenter le Beau. Donc l'art doit être beau, même si ce qui est beau n'est pas forcément de l'art.

    Dans la société de consommation actuelle, ces deux mots perdent de leur sens, et ne trouvent plus leur place dans le monde du showbiz qui a pris la place des valeurs artistiques, culturelles et morales de l'Homme. Aujourd’hui, les « artistes » font du business, ils ne créent plus, ils se contentent de réécrire et transcrire, les « artistes » copient, plagient. Et dans les rares cas ou ils créent, ils dénigrent et offrent des produits d'une qualité médiocre qui dépasse l'entendement. Pas la musique, pas les paroles, pas les arrangements n'inspirent la définition de l'art. Mais , il paraît, c'est ce qui se fait quand on veut devenir « Artiste ». rien ne compte que de vendre, mais comment est-il également possible de vendre la médiocrité, et pire, comment peut-on accepter d'en consommer? Un de ces « prétendus artistes », très vu en ce moment a dit haut et fort, « Peu importe ce que je dis, comment je le dis, et même si je choque peu importe, je m'en fous le seul but pour moi, c'est de me faire un nom et être célèbre, qu'importe le prix et le manière d'y arriver ». Est-ce là la valeur actuelle de notre monde culturel? Suis-je la seule à m'indigner face à cette invasion massive du n'importe quoi? Je serai bien triste de savoir que oui, mais dans mon for interieur, j’espère que d'autres comme moi aspirent à une autre image qu'est l'art de mon pays, la culture de ma grande île et les valeurs de ses Hommes.

     

    Je ne suis pas un artiste, mais je vis dans l'art, je ne suis pas un agent culturel, mais j'ai de la culture. Et ma culture ne me permet pas de dire que tout ce qui est dit plus haut soit de l'art.

     

  • Counter Strike grandeur nature... bagdadagascar le retour

    dans le monde irréel des jeux virtuels, « Counter Strike » a séduit plus d’un. Les adeptes, et les moins connaisseurs ont au moins vu, et entendu parlé de ce jeu. Jeu de guerre, jeu de stratégie, à armes égales. Mais tout cela se commande depuis un clavier, une manette , derrière un écran… sauf que là, ca n’avait rien de virtuelle, c’était du réel. De vraies armes, de vraies balles, du vrai sang…

     

    Jeudi 20 mai 2010, un matin qui dans ses premières lueurs, devait ressembler aux autres journées, mais il n’en était rien. Des 8h30, des coups de feu ont retenti, dans les hauteurs de la ville, du côté de Fort Duschenes, camp de la FIGN (Force d’Intervention de la gendarmerie nationale). Comme dans un pays en guerre, la ville est INFESTEE de voitures armées, blindées, d’hommes cagoulés, d’armes d’appoint, de lance roquettes et de HAINE.

     

    La veille, les déclarations ont été claires : « la FIGN appelle la population, les autres membres des forces de l’ordres qui adhèrent à son mouvement à se réunir devant le camp (…) » oui, mais c’est quoi exactement son mouvement ? selon les déclarations de certains quotidiens, quelques membres de la FIGN réclameraient les résultats des enquêtes concernant les 2,5 milliards de franc malagasy que l’ancien président de la république Marc Ravalomanana aurait versé aux éléments de la gendarmerie. ?????? mais , si ils veulnt se faire la guerre, qu’ils le fassent entre eux !!! Mais qu’est ce que c’est intelligent d’appeler la population à aller au front, tout en sachant qu’ils vont s’affronter !! et mieux ! ou pire !! qu’elle idée d’y être allé !!!!????

    Et puis, 2,5milliards de francs valent-ils la vie de la population malgache. Cette somme d’argent vaut-il l’atteinte morale qui en résulte finalement ?

     

    « iray tsy mivaky ny foloalindahy » littéralement « l’armée reste unie ». ce sont toujours les derniers mots que sortent chaque parti a chaque intervention publique. Oui, mais tout porte a croire que les mots restent des mots, quand aujourd’hui on s’est rendu compte que les armées se sont affrontées. L’Emmo-Reg et le FIS d’une part, lance un assaut contre le camp de la FIGN. Armes en mains, morale et raison en poches, les tirs se sont échangés , et pour quel intérêt ? personne ne saurait donner une réponse concrète et vraie à cette question.

     

    3 personnes ont trouvé la mort, un parmi le camp de la FIGN, un dans le rang de la FIS et un civil . certains pourraient tout bonnement et tout simplement se contenter de dire, « ho ! chacun y a laisser un des siens , tout le monde est quitte » Mais quelle simplicité ! et encore, si ça n’avait été qu’une affaire entre les forces armées, j’auraits[peut-être] pu comprendre. Mais ce qui me sidère, ce qui m’écoeure…les chefs religieux, les « sages » spirituels du pays qui ont adhéré au mouvement . « allons, avançons , n’ayons pas peur, ce sont ces chefs religieux qui nous précèderont » a-t-on pu entendre dans le rang des civils qui se sont déplacés sur les lieux !!!???

     

    ce n’est guère du jeu, mon pays est bien en guerre, une guerre de communication…une guerre des nerfs, une guerre en ma propre terre. Une guerre … sans manière… EN GUERRE !!!