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Et patati et patata - Page 8

  • Counter Strike grandeur nature... bagdadagascar le retour

    dans le monde irréel des jeux virtuels, « Counter Strike » a séduit plus d’un. Les adeptes, et les moins connaisseurs ont au moins vu, et entendu parlé de ce jeu. Jeu de guerre, jeu de stratégie, à armes égales. Mais tout cela se commande depuis un clavier, une manette , derrière un écran… sauf que là, ca n’avait rien de virtuelle, c’était du réel. De vraies armes, de vraies balles, du vrai sang…

     

    Jeudi 20 mai 2010, un matin qui dans ses premières lueurs, devait ressembler aux autres journées, mais il n’en était rien. Des 8h30, des coups de feu ont retenti, dans les hauteurs de la ville, du côté de Fort Duschenes, camp de la FIGN (Force d’Intervention de la gendarmerie nationale). Comme dans un pays en guerre, la ville est INFESTEE de voitures armées, blindées, d’hommes cagoulés, d’armes d’appoint, de lance roquettes et de HAINE.

     

    La veille, les déclarations ont été claires : « la FIGN appelle la population, les autres membres des forces de l’ordres qui adhèrent à son mouvement à se réunir devant le camp (…) » oui, mais c’est quoi exactement son mouvement ? selon les déclarations de certains quotidiens, quelques membres de la FIGN réclameraient les résultats des enquêtes concernant les 2,5 milliards de franc malagasy que l’ancien président de la république Marc Ravalomanana aurait versé aux éléments de la gendarmerie. ?????? mais , si ils veulnt se faire la guerre, qu’ils le fassent entre eux !!! Mais qu’est ce que c’est intelligent d’appeler la population à aller au front, tout en sachant qu’ils vont s’affronter !! et mieux ! ou pire !! qu’elle idée d’y être allé !!!!????

    Et puis, 2,5milliards de francs valent-ils la vie de la population malgache. Cette somme d’argent vaut-il l’atteinte morale qui en résulte finalement ?

     

    « iray tsy mivaky ny foloalindahy » littéralement « l’armée reste unie ». ce sont toujours les derniers mots que sortent chaque parti a chaque intervention publique. Oui, mais tout porte a croire que les mots restent des mots, quand aujourd’hui on s’est rendu compte que les armées se sont affrontées. L’Emmo-Reg et le FIS d’une part, lance un assaut contre le camp de la FIGN. Armes en mains, morale et raison en poches, les tirs se sont échangés , et pour quel intérêt ? personne ne saurait donner une réponse concrète et vraie à cette question.

     

    3 personnes ont trouvé la mort, un parmi le camp de la FIGN, un dans le rang de la FIS et un civil . certains pourraient tout bonnement et tout simplement se contenter de dire, « ho ! chacun y a laisser un des siens , tout le monde est quitte » Mais quelle simplicité ! et encore, si ça n’avait été qu’une affaire entre les forces armées, j’auraits[peut-être] pu comprendre. Mais ce qui me sidère, ce qui m’écoeure…les chefs religieux, les « sages » spirituels du pays qui ont adhéré au mouvement . « allons, avançons , n’ayons pas peur, ce sont ces chefs religieux qui nous précèderont » a-t-on pu entendre dans le rang des civils qui se sont déplacés sur les lieux !!!???

     

    ce n’est guère du jeu, mon pays est bien en guerre, une guerre de communication…une guerre des nerfs, une guerre en ma propre terre. Une guerre … sans manière… EN GUERRE !!!

  • Leçon de communication

     

    A une soirée, tu vois une très jolie nana.
    Tu t'approches et tu lui dis:
    "Je suis un très bon coup."
    Ça, c'est du marketing direct.



    Tu es à une soirée avec des copains et vous voyez une très jolie nana.
    Un de tes amis s'approche et lui dit en te désignant :
    "Tu vois ce garçon là-bas, c'est un très bon coup."
    Ça, c'est de la publicité.



    A une soirée, tu vois une très jolie nana.
    Tu lui demandes son numéro de téléphone.
    Le lendemain, tu l'appelles et tu lui dis :
    "Je suis un très bon coup."
    Ça, c'est du télémarketing.



    A une soirée, tu vois une très jolie nana.
    Tu la reconnais, tu t'approches et tu lui rafraîchis la mémoire :
    "Tu te souviens que je suis un très bon coup?"
    Ça, c'est du "customer relationship management".



    A une soirée, tu vois une très jolie nana.
    Tu te lèves, tu arranges un peu tes vêtements, tu t'approches et tu lui sers un verre.
    Tu lui ouvres la porte lorsqu'elle part, tu ramasses son sac lorsqu'il tombe.
    Tu lui offres une cigarette et tu lui dis : "Je suis un très bon coup."
    Ça, ce sont des relations publiques.



    A une soirée, tu vois une très jolie nana.
    Elle s'approche et te dit :
    "J'ai entendu dire que tu es un très bon coup."
    Ça, c'est du branding, le pouvoir de la marque!



    A une soirée, tu vois une super belle nana.
    Tu la mates avec des potes, tu fais des réflexions très fines, tu te bourres la gueule...
    Tu ne fais rien du tout et tu rentres bredouille.
    Ça, c'est la réalité du marché.

     

  • "OUI, pour Woodstock à Madagascar"

    Vendredi soir. C'est la fin de la semaine, les heures de boulot des 5 derniers jours pèsent, dehors la pluie s'abbat, le vend souffle, bref il fait un temps qui n'incite pas vraiment à mettre le nez dehors. Dans un coin de la ville pourtant une discution s'annime autour d'une table. Au coeur du sujet? « WOODSTOCK à MADAGASCAR »!!!
    Mais qu'est-ce donc? C'est quoi, c'est pourquoi, ça consite à quoi? Qui fait ça??? «  Woodstock » est un événement musical qui s'est tenu vers la fin des années 60 aux Etats Unis. Né d'une idée purement commerciale, l'événement est devenu un mouvement de révolte pour l'appui d'une cause.

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    Ce fut presque les jeunes adeptent du mouvement hippie qui sont venue en masse pour répondre à l'appel des organisateurs. Woodstock, ça a été 3 jours de concerts, 450 000 spectacteurs (quand 50 000 ont été prévus), 32 groupes et musiciens.
    « WOODSTOCK à MADAGASCAR » reprend un peu le même esprit. Dadee Andrianaivoson, initiateur du projet parle d'un message pour la paix à Madagascar. Certes le projet est quelque peu grandiose, mais tout a fait réaliste et réalisable. Y croire, c'est pouvoir, c'est surtout l'état d'esprit avec lequel il faudrait voir l'avenir. Madagascar n'est pas les Etats Unis, et ne le sera jamais, mais Madagascar est tout autant aussi riche en matière d'Homme et de culture. Que plusieurs centaines de personnes aient adhéré au mouvement « Woodstock à Madagascar », c'est un début. C'est signe que plusieurs centaines de personnes y croient et aspirent à un avenir meilleur. Mais il s'agit surtout d'agir. Croire c'est beaucoup, mais ce n'est pas tout. Toujours pour reprendre les propos de Dadee, « Madagascar ne compte pas parmi ces grands hommes, des leaders culturels mais plusieurs techniciens. Tout le monde sait toujours ce qu'il faut faire, mais personne le fait. Des leaders, il y en a, mais nous faisons expres de les ignorer, pire, nous nous en moquons »! Qui sera alors « cette personne » qui osera enfin franchir le pas et aller au delà des frontières du commun? « Woodstock à madagascar » est un projet qui tend vers cet objectif. Continuons tous à y croire et avec, agissons pour que La paix prenne sa place a Madagascar, s'étende dans l'océan Indien, parcours l'Afrique, et pourquoi pas envahisse le monde, … un jour...?

     

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    Un jour, un Homme a dit « I have a dream... » quelques années plus tard, son rêve s'est concrétisé, quand il a mis toutes ses forces et toute son âme pour oeuvrer en faveur de ce rêve qu'il avait! Un autre Homme a aussi dit « Yes, we can... », son histoire, c'est maintenant que nous la vivons. Alors osons rêver, osons agir, osons franchir le pas et un jour on pourra dire « I had a dream, now it's real!!! »

  • Je t'aime...moi non plus!

    Je t'aime

    oh, oui je t'aime!Sensualité!!!.jpeg
    moi non plus
    oh, mon amour...
    comme la vague irrésolu
    je vais je vais et je viens
    entre tes reins
    et je
    me retiens-je t'aime je t'aime

     

     

    Couple.jpgoh, oui je t'aime !
    moi non plus
    oh mon amour...
    tu es la vague, moi l'île nue
    tu vas et tu viens
    entre mes reins
    tu vas et tu viens
    entre mes reins
    et je
    te rejoins- je t'aime je t'aime


    moi non plus
    oh, mon amour...

    (Serge Gainsbourg)

  • Rolf, à l'heure de la maturité

     

     

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    Show devant !

    19heures tapante, les lumières de la salle du CCAC se tamisent, une lueur bleue envahie la scène, des silhouettes se dessinent derrière le rideau blanc, et d’une voix envoutante, Rolf se présente et invite l’assistance à prendre place, et apprécier se qui suit. C’est donc parti pour des heures de survol de la carrière musicale de cet artiste.

    Les voiles sont ainsi tombés et Rolf commence par mettre le public dans le bain, en interprétant les morceaux de ces précédents albums. Un bref rappel, a travers lequel l’assistance a pu constater les diverses rythmiques qu’il a embrassé tout au long de sa carrière musicale. Des morceaux choisis de « Human », le premier album, en passant par les titres phares de « Hiala », « Ry Mozika » et « Fanantenako » ont ainsi encadré la présentation des titres du tout dernier album « Ombalahy ». Rolf n’a également pas manqué de faire connaître ses talents d’interprète, notamment sur l’inévitable « Purple Rain » de Prince, une de ses figures préférées


    Le show a été un vrai régal, autant pour les yeux que pour les oreilles. Chacun a d’ailleurs été un spectacle à lui-seul, et ensemble, cela n’a fait que se confirmer. La proximité que Rolf a instaurée avec son public tout au long de la représentation, avec une petite touche d’humour et parfois de « folie de scène », était un petit clin d’œil qui lui a valu une image très sympathique. Dans l’assistance, les commentaires ont fusé : « ‘zah maka an’lah !!! » , « milay elah !!! » « siora lesy he !!! » et autre cris, plus admiratifs et reconnaissants, qu’hystériques.

     

     

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    « Ombalahy », la nouvelle naissance

    Chanteur, Bassiste, auteur-compositeur, et très souvent arrangeur, Rolf est aussi un homme de scène. Pour « ombalahy », il s’est entouré d’amis musiciens talentueux. Avec Joel Rabesolo et Jimmy Harrison aux guitares, John à la Batterie, Sylvain Ratovondrahety au clavier et Imiangaly et Rado Patrick aux choeurs, Rolf a trouvé sa petite famille. Son concert de promotion est à l’image même de son album : il s’est lâché et s’est éclaté. Très respectueux envers son public, il présente chaque morceau (en bilingue !!! {sourire} compte tenue de la forte présence de public étranger), ce qui ne laissent pas son assistance nager tout seul dans les eaux encore méconnus de son album. «ombalahy », c’est l’album qui traduit le mieux l’artiste lui-même, et selon ses mots d’ailleurs, Rolf dit en être fier ! le plus proche de « Human » mais le plus différent également. Dans son premier album, Rolf a fait sortir l’européen qui était en lui, autant dans les exécutions, dans les rythmes, dans les paroles, bref dans les morceaux en eux même. « Ombalahy », lui est plus proche de ses racines malgaches. « Ny vokako no vakoko », c’est en ces mots qu’il s’est d’ailleurs exprimé. Le cinquième album laisse savoir que du chemin a été fait. Rolf a acquis de nouvelles techniques, il a également gagné en maturité. Depuis son retour au pays, voilà près de 10 ans, il a pris le temps d’écouter, d’observer, d’apprendre, de partager, avec tout son entourage. Avec la présence de quelques sonorités de musiques chaudes, l’album est très riche en matière de techniques, de sonorité et de rythme. En 9 titres, il embrasse le salegy-funk, , le soul, le rock. Il groove et met une touche de douceur avec un slow.

    « Ombalahy » est également un album qui dénonce. Il traduit sa rage de vivre comme il veut, du moins comme il voudrait. « Gâté », « Tany » ou encore « Fihavanana » mais aussi le titre « Ombalahy » lui-même sont porteurs de messages forts. En quelques mots Rolf regrette que les malgaches aient perdu cette volonté de se battre, et sont plutôt passé dans la phase où ils détruisent et se détruisent.

    Rolf a traduit tous ces sentiments en musique, et les a librement exprimés sur scène. Il a vécu une nouvelle naissance dès la création jusqu’à la présentation de son tout dernier-né « Ombalahy », entouré de toute sa petite famille de musiciens et choristes.

     

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    Koman !? keske ti du ?

    Le public venu assister au spectacle de Rolf n’était pas exclusivement des connaisseurs et des admirateurs, encore moins de adeptes de l’artiste ni de sa musique. Entre deux morceaux, les commentaires se sont fait entendre discrètement. Rolf étonne, ébloui, parfois il est difficile a comprendre, pour certains il est original, mais dans l’ensemble il est très prometteur. Et même si 2h15 de spectacle est un peu long, le public en est ressorti bien servi, et bien rassasié, sur tous les plans. Vivement la prochaine !!!

     

    Anja RALAIARIJAONA

    16 janvier 2010