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Et patati et patata - Page 3

  • Je Te Hais...

     

    Je te hais...
    Pour ce que tu es
    Pour ce que tu fais
    Pour ce que tu dis
    Je te hais pour ce que je visHaine

     

    Je te hais...
    Pour tous tes mots doux
    Pour tout ton amour
    Pour tout ce qui s'est passé
    Je te hais, peut être plus que jamais

     

    Je hais...
    Ta façon de me regarder
    Ta façon de me parler
    Ta façon de m'embrasser
    Je hais tout ce qu'on a fait

     

    Je hais...
    Ta façon de m'aimer
    Ta décision de m'oublier
    Ta manière de m'ignorer
    Je hais cette réalité

     

    Mais je te hais car il y a encore pire
    Je te hais car je ne sais pas de haïr.

     

    26 sept 04

  • Le ciel est plus bleu ailleurs

     

    Ciel bleu copy.jpg« Hier j’ai trouvé un nouveau boulot, mais bon, je ne l’ai pas pris, je trouverai sûrement mieux ailleurs »

     

    « le mois passé, j’ai trouvé un appart’ que j’adore, mais je ne l’ai pas réservé, je suis sûre que je trouverai un encore plus grand »

     

    « L’an dernier, je me suis offert la voiture que j’ai toujours voulu, mais je l’ai lâché, je suis convaincue que celle que je vais avoir sera meilleure »

     

     

    Cela fait des années que je cumule ces faits et mine de rien ça fait  des années que je  vie ainsi. Arrivée à un point où les autres ont commencé à construire, moi j’ai fini de détruire. Je me rends compte que toutes ces années, j’ai compilé les mauvaises manies de croire que le ciel est toujours plus bleu ailleurs, et je me suis séparée de ce que j’avais. Au final, au lieu de gagner, j’ai tout perdu. Le pire c’est que j’ai même perdu le goût de me battre pour tout reprendre. Trop lasse aujourd’hui, ma paresse prend le dessus, et je me dis, la roue tourne, elle se retournera encore une fois… on verra, on attendra.

     

    Mes amis me demandent souvent « et dis nous, qu’est ce que tu veux vraiment ? » ma réponse est toujours la même, et elle est toute simple « je veux vivre, tout simplement ». Mais en y repensant, « TOUT SIMPLEMENT » ça dépend de comment on le comprend ! Parfois, c’est vrai, je me fiche la trouille dans ce que je fais, mais je ne sais pas, mes bêtises m’apportent une certaine satisfaction, un certain  sentiment de « c’est ok,  tout est bon ». Bien évidemment, tout ira bien,  jusqu’à ce jour où j’aurai ouvert les yeux, et que je me serai rendue compte, que les autres sont sur un autre bateau pour une nouvelle croisière, et que moi, je serai toujours là à vivre comme hier.

     

    Je suis toujours à la quête de quelque chose de plus, quelque chose de mieux, quelqu’un de meilleur, quelque part, pas ici mais ailleurs, pas maintenant mais plus tard, pas comme ça mais autrement ; mais là je n’ai rien jusqu’à présent .  Peut être devrais-je arrêter, car à force de chercher, on fini par se perdre et ne jamais trouver ?!

     

  • Le petit dernier des Baobabs

     

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    Dans l’allée des Baobabs du lycée français, le petit dernier d’une fratrie de 8 petits a fait son entrée le 23 janvier dernier. A peine haut de 30 centimètres, il a pourtant été la star de cette journée dans la cour des grands.

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    Allée des Baobabs, grand Baobab… rien qu’en évoquant ces mots, l’image de la grande île se profile, car effectivement, c’est bien l’une des plantes qui fait la renommée de la grande biodiversité végétale de Madagascar. Il existe 08 variétés de baobabs dans le monde dont 06 endémiques à Madagascar (Adansonia grandidieri, Adansonia rubrostipa, Adansonia madagascariensis, Adansonia perrieri, Adansonia Za, Adansonia suarezensis) la septième est commune à toute la région Afrique (Adansonia Digitata) et la dernière « Adansonia Gregorii » était endémique au nord-ouest de l’Australie L’Adansonia Gregorii, et donc la seule variété de baobab non existante à Madagascar jusque là. Mais aujourd’hui, Gregorii a fait son entrée dans l’album de la famille des baobabs, qui prennent leurs racines depuis le premier Avril 2009 dans la cour du Lycée Français de Tananarive. C’est un projet ambitieux qui a été proposé par les élèves de l’établissement en 2008 dans le cadre du programme « Education vers un développement durable ». Le projet d’augmenter la biodiversité végétale à l’intérieur du lycée a primé face à 3 autres propositions : chauffer la piscine du lycée avec des panneaux solaire, réaliser un compost pour y mettre la tonte du gazon et les déchets organiques du restaurant scolaire et collecter les bouteilles plastiques et les piles en vue d’un recyclage.

     

    Depuis, le LFT a travaillé en étroite collaboration avec le CIRAD (Centre International de Recherchebaobab,lycée,français,madagascar,endémique,allée,arbre Agronomique pour le Développement) pour l’acquisition de toutes les variétés de baobab qui ont été planté au sein du jardin du lycée. Tous les jeunes plants ont germé dans les laboratoires et sous les yeux experts des chercheurs du CIRAD. La cour du LFT est ainsi le seul site au monde à avoir les 08 variétés de baobabs, ce qui fait la fierté du proviseur du lycée, des élèves qui sont à la source du projet, du personnel et des chercheurs du Cirad qui se penchent sur ce géant de l’Afrique depuis bien des années, mais aussi celle de tout un pays, qui peut se vanter d’être une terre riche en biodiversité et qui manifeste sa volonté de redresser la situation , qui est loin d’être avantageuse à notre dame Nature.

     

    baobab,lycée,français,madagascar,endémique,allée,arbreGregorii a donc trouvé sa place parmi ses frères au sein d’un établissement où des milliers d’élèves, de collégiens, de lycéens, de professeurs, de personnels éducatifs, et toutes autres personnes le verront grandir. Aujourd’hui il a été planté pour être l’un des symboles des 40 ans du Lycée français de Tananarive, mais sera aussi témoins des dizaines d’autres années à venir… bonne pousse à lui et ses frères!!!

     

     

     

  • Artists for a cause… les artistes causent…

     

    « Recyclage, préservation de l’environnement, reboisement, réagissons, pour nos enfants… » Ce ne sont que quelques mots parmi les messages qui ont été communiqués en image, en son, en vibration et en émotion par « Artists for a cause ». Plus qu’un collectif, c’est une succession d’idées, c’est un concept, c’est une conviction.

     

    Dans une pénombre et un silence très éloquent, les mots d’un slam retentissent dans une salle, aussi attentive qu’une classe devant son professeur. Des mots qui tissent un fil d’idées, des idées qui traduisent des sentiments, des sentiments qui mènent à une conviction, et une conviction qui apporte des actions. Puis… au loin et en sourdine, s’introduit comme un simple bruit, les premières notes d’un morceau qui nous transportent comme  sur un nid d’eau vers la profondeur d’une mélodie. Tantôt enjouée, tantôt énergique, tantôt rythmée, tantôt nostalgique. Une harmonie de son et de couleurs, ornée d’une chorégraphie, certes simple mais accessible. Et en fond de scène, des images, mais aussi des appels à réaction. En fond sonores, des mots murmurés tels des messages subliminaux, comme pour toucher les plus profonds de nous. Et c’est ainsi que se sont enchainés les morceaux, les compositions musicales et les chorégraphies, appuyées par des visuels et parfois traduits par les mots… « Artist for a cause » pendant près d’une heure, les artistes se sont exprimés à travers leurs meilleures armes, la passion.

     

    De bonnes idées… à améliorer.

     

    Mettre sur une même scène des disciplines qui semblent être totalement incompatible, ce n’est guère une folie. La preuve a été cette première performance présentée à un large public. Quand c’est bien travaillé, l’harmonie peut tout à fait prendre la place dans ce patchwork presque inédit. Le concept est audacieux, la volonté est là, mais le travail est à renforcer. A voir les personnes sur scènes, l’on peut reconnaitre des têtes qui ont déjà très souvent travaillées ensemble, mais au-delà de cette amitié doit s’immiscer une détermination d’être au top de la performance. Si parfois la musique connait une certaine… « décadence », cela se fait excuser par un sourire et un petit clin d’œil assez complice. Si les danseuses sont certes bien sympathiques, la mollesse de leurs gestes laissent paraître un certain « laisser aller » et parfois aussi  l’absence de synchronisation trahissent leur manque de pratique ? Ou de concentration ?

     

    Ceci étant, le projet est louable « notre objectif est de pouvoir apporter à travers nos arts, ce changement social, bien que plein de choses aujourd’hui s’envolent et se perdent, d’autres se créent aussi, il est temps aujourd’hui de créer pour pouvoir préserver le peu qui reste sur la planète » confie Dadee, un des performeurs dans ce projet. « Artist for a cause » a fait un premier pas dans ce sens et espère que l’initiative se perpétue.  Grâce au vécu de chacun, aux expériences des uns et des autres, tout ceci peut et doit devenir la force de tous afin de faire de ce monde, un monde nouveau, un monde meilleur.

    D’un œil assez triste pourtant, force est de remarquer que le public reste assez réticent face à ce genre de représentation, ou alors s’agit-il là carrément et tout simplement d’un manque de conviction pour les causes qui y sont défendues ?! Matière à réflexions…

  • Il était une fois...

     

    « Le prince, chevauchant sa plus belle monture, armé d’une épée et muni de tout son courage, délivra la jeune et jolie princesse de sa tour […] puis ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »

    Haaaalala… ça c’est ce que l’on racontait aux enfants quand ils étaient petits. Donc, à moi aussi il fut un temps. (ben oui, j’ai été une enfant dans ma vie tiens !!!) mais justement, même à cette époque, j’ai été assez sceptique (oui bon d’accord, je ne connaissais pas encore le sens de ce mot en ces temps là) mais on va dire, je n’y croyais pas. C’était trop beau pour être vrai, he ben voilà !!! qu’est ce que je me disais…moins de 20 ans après, les faits se sont vérifiés. Déjà les princes à marier… bof, ça se compte sur les doigts d’une main, voire il n’y en a presuqes plus (au sens propre) ni même au sens figuré d'ailleurs. Celui qui voudra me sortir de ma galère, aie aie aie…je doute fort. Et puis charmant, ok des gars charmants, il y en a, mais ce ne sont pas des princes, et d’ailleurs, les gars charmants, passés leurs 16 ans, (voire même en dessous actuellement) ils se casent déjà avec des filles charmantes !

    prince et princesse.jpg

    On nous faisait également croire qu’au fait, cette jeune et jolie princesse, c’était nous (tooouutteess les jeunes filles !!) Alors, jeune oui, je veux bien, jolie… non, déjà, c’est pas mon cas, moi je revendique que je suis MIGNONNE. Princesse ? bof, ouais peut être que j’ai du sang royal mais qui doit dater de plusieurs décennies avant moi meuuhh bon, non, je ne suis pas une princesse, et je n’ai pas été particulièrement été traitée comme telle. Alors déjà là, les deux personnages principaux, c’est que du pipo. Mais ensuite, l’histoire en elle-même, pfff il fallait comprendre, comme je disais plus haut, que CE jeune prince tout à fait charmant est CENSER me sortir de mon malheur !! he ben naaan hein !!! au contraire, ce sont eux mes galères ! et dans ma petite merdouille , je suis bien obligée de m’en sortir moi-même. Et puis, « qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » he ben, ça m’étonnerai en ce moment. Les gars dès lors où tu t’attaches un peu à eux, ils se disent « ha je la vois venir la corde au coup », et ça disparait, comme c’est venu, tu ne sais où ! et ça, même si t’as pas l’intension de lui passer la bague au doigt. Donc, il faut se mettre à l’évidence, les gars qui veulent bien se caser, ça ne courent pas les rues. Puis la question des enfants… non, à moins d’être le prince charmant, un homme ne veut pas Beaucoup d’enfants. Enfant, c’est synonyme de « dépenses, perte de temps, plus de liberté pour les petites virées, plus de sous pour aller « kitter » la décapotable (tiens même plus question de décapotable avec un bébé) bref...non, ça a été très mal formulé. Aujourd’hui, au mieux c’est « ils vivent en couple (ou pas d’ailleurs) et ils ont eu un bébé.

    princesse tour.jpg


    Voilà pourquoi, j’aime pas les comptes de fée, les histoires à la princesse et tout ça. Parce que ça te fait tomber d’une tour que tu ne peux pas imaginer. Et puis, ça te condamne à lézarder sur un balcon, sans rien à foutre que d’espérer, qu’un beau prince te fasse ceci et cela. Non merci, je préfère me démerder dans la vie, descendre de la tour par mes propres moyens, à l’aide d’une corde que j’aurai improvisée. Au risque de me faire choper certes, mais bon après, je savourerai la victoire. Et peut-être qu’en route, je croiserai quelqu’un  qui n’avait pas pour mission d’aller libérer qui que ce soit, mais qui aura juste été là à ce moment, quand je passais par là.

    Ma vie de « pas princesse » n’est peut être pas un long fleuve tranquille, mais, je ne m’en pleins pas, au contraire. Qu’est ce que ça me plait de sursauter pour n’importe quoi, de me marrer comme une ado disjonctée, de pleurer sur des trucs bidons, mais touchants, avec des choses imprévisibles et tellement changeantes, contrairement à celle de la princesse qui aurait été déjà programmée, et que tout le monde sait déjà comment ça va se terminer.